Pourquoi certaines entrepreneuses se démotivent et lâchent la rampe

Depuis le temps que j’oeuvre dans l’accompagnement professionnel, j’ai déjà croisé des profils séduisants. Des personnes qui avaient tout pour poursuivre sur leur lancée entrepreneuriale :

Une expérience significative, voire une expertise dans un domaine précis

Une connaissance des méthodes de vente, également dans le numérique

Une personnalité engageante et pour certaines même du charisme.

Et puis, un jour, boum, il ne se passe plus rien.

Et pourtant, elles parlent volontiers de leurs projets, de leurs nouvelles idées, du futur de leur activité. Elles entrevoient une stratégie audacieuse.

Tout est là. Elles ont tout en main.

Et…

Un mois, 6 mois, un an après, rien n’a avancé.

Elles sont restées au stade du « projet super enthousiasmant ».

Elles vendent les mêmes produits que moins de personnes réclament, elles ont des résultats qui déclinent et n’avancent pas d’un iota sur leur nouvelle stratégie.

Mais qu’est-ce qui se passe ?

J’en discute souvent aussi avec ma complice Sandrine, avec qui je co-anime le podcast Choose Your impact sur les projets vertueux. Elle est également à son compte et nous tombons d’accord sur le constat suivant :

« Elles n’écoutent pas. Enfin pas vraiment. Elles disent que les conseils que je leur donne sont excellents, mais elles ne passent pas vraiment à l’action. Elles veulent du changement sans pour autant se changer elles-mêmes. »

Le refus, souvent inconscient, de changer.

D’accord, ça c’est certain.

Mais il y a, à mon avis d’autres raisons aussi…

Elles travaillent sans avoir de vision précise

Alors, oui, elles savent « grosso modo » ce qu’elles ont à faire, dans le mois, dans l’année.

Mais sans savoir POURQUOI, au fond, elles font ce qu’elles font. Cette absence de POUR QUOI (en 2 mots), tend à vider dans chaque action, petite ou grande, de sens.

Et à terme, démotive à coup sûr.

Il leur manque une vision à leur business.

Je vais insister lourdement sur ce point. Il ne s’agit pas de la mission de vie que l’on entend partout (avec une connotation pseudo spirituelle parce que c’est dans l’air du temps).

Mais comment faire la distinction, me demanderez-vous ?

On peut s’approcher de sa vision en répondant à des questions qui ressemblent à :

« Que voulez-vous créer dans le monde qui passe par vous mais qui vous dépasse ? ».

Oui, c’est conceptuel.

Oui, pour certaines personnes cela semblera très abstrait et elles feront l’économie de répondre par manque de courage ou d’intérêt.

Mais je ne connais AUCUNE cheffe d’entreprise qui kiffe ce qu’elle fait et qui réussit sans avoir une vision. D’ailleurs, déterminer sa vision est un des piliers du Club Indigo que j’anime. C’est un club privé de freelances et d’entrepreneuses, qui se réunissent régulièrement pendant 4 mois afin de dépasser leurs blocages et de développer leur activité, même si elles pensent que ce n’est pas possible, au début ! Si cela vous intéresse, toutes les infos sont sur le site de super Magic me.

Elles ont le syndrome de l’imposteur 

Peur qu’on les démasque.

Peur de ne pas être crédible si elles explosent leurs résultats.

Peur de perdre la confiance et l’amour de leurs proches.

Peur du regard des autres. Peur de réussir. Peur de se planter. Peur, peur, peur…

Ici, il faut y aller step by step.

Par exemple, si votre rêve est de passer de 75k€ de CA à 500k€ en une année, c’est vertigineux.

Et ça, le mental, il aime pas, mais alors, pas du tout, quand ça fait peur. 

Le rôle du mental, et là je vais faire un gros raccourci, est de vous maintenir en vie, là où il sait que vous avez pied, même si ça veut dire rester dans le pédiluve, vous savez la petite mare avant d’atteindre le bassin, celui qui est plein de microbes… mais au moins, il sait que vous n’allez pas vous noyer.

Alors, avant de plonger du 10m, on se perfectionne sur le 3m en kiffant sa Life.

Alors, si vous commenciez par augmenter vos prix, ou faire du premium, pour voir ce que cela donne ? 

Elles sont à leur compte pour les mauvaises raisons

Elles ont démarré leur activité parce qu’elles n’ont pas pu rester salariée.

Ou alors, elles ont voulu faire plaisir à la famille, parce que chez les Duchemin, on est entrepreneur de père en fille.

Elles ont voulu faire comme certaines personnes qu’elles admirent, que cela à l’air fun….

Etre action à son compte et s’y épanouir n’est jamais le résultat d’un choix par défaut.

Ce n’est pas non plus la conséquence des événements extérieurs.

Avec la crise et les changements parfois brutaux que cela a engendré dans certains secteurs, on peut se retrouver sans entrées d’argent avec des factures à payer. Il est alors facile de s’improviser freelance et de constituer une micro entreprise. Un ordinateur, un site web, un réseau, des cartes de visite et hop ! On est à son compte.

Ca, c’est ok pour démarrer mais jamais pour durer.

L’entrepreneuriat, c’est comme un sacerdoce. Les sacrifices peuvent être nombreux et on ne les vit bien que parce que l’on sait que c’est une des raisons pour lesquelles on s’est incarné.

Parce que notre entreprise, c’est le terrain de jeux de notre âme. C’est notre façon de nous expansioner.

Savoir pourquoi on fait ce que l’on fait est PRIMORDIAL.

Si vous êtes toujours en questionnement, vous pouvez vous concentrer sur les problèmes que vous résolvez pour vos clients. Cela peut constituer une très bon début pour comprendre pourquoi vous faites ce que vous faites.

Je vous invite aussi à écouter le deuxième épisode du podcast : vous y trouverez les 10 signes qui montrent que vous êtes sur le bon chemin.

Elles accumulent au lieu d’enlever

Si vous une femme à son compte, il y a une forte probabilité qu’une famille compte sur vous.

Partenaire, enfants et même les parents pour résoudre tout ou partie des difficultés du quotidien…

Ca + ca + ca, ca fait 18h… et votre sommeil ? Et vous, dans tout ça ??!

Prioriser est non négociable si on ne veut pas abandonner.

Quand on se laisse déborder, c’est parce qu’inconsciemment on a déjà jeté l’éponge et on attend un sauvetage miraculeux.

Il faut faire des choix.

Et faire des choix, ce n’est pas caser un maximum de tâches en un minimum de temps.

Faire les meilleurs choix pour soi et son entreprise revient à prioriser et à dire non à ce qui ne sert pas votre vision (tiens donc, on y revient à la vision).

Même si ça fait mal de dire non aux sorties, à la télé, aux réseaux sociaux, aux réunions de famille.

Selon moi, il n’y a pas de recette miracle pour repartir de plus belle.

Mais il y en a une qui est imparable : se connaître vraiment, sans se raconter d’histoires et savoir pourquoi on fait ce que l’on fait.

Je ne peux que vous insuffler une dose de motivation avec mon intention et ma conviction qui passent, je l’espère, à travers ma voix.

Je sais d’expérience que parfois c’est très difficile. Douloureux, même.

Je sais aussi que la volonté de continuer ne viendra que de l’intérieur. 

Certains parlent de tripes, moi j’utilise volontiers le terme de magie personnelle.

Vous savez, cette flamme, cette étincelle en chacun de nous qui nous donne l’envie de nous lever chaque matin.

Et bien, cette étincelle magique, elle est à trouver en vous.

Il y a une citation que j’adore qui dit :

A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent.

Alors, j’ai une dernière question pour vous :

A quoi ressemblerait cet instant pour vous ?

Visualisez-le et faites tout ce qui est en votre pouvoir pour vous en rapprocher.

Illustration : tableau « Lilas » de Kyriak Kostandi

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